Une nouvelle fois Le Musée du Louvre et Futuropolis donne carte blanche à des auteurs pour qu’ils donnent leur vision du Louvre ; et cette fois c’est Yslaire et Carrière qui nous raconte l’effervescence du musée au lendemain de la révolution dans Le Ciel au dessu du Louvre. L’album a paru le 13 Novembre 09.

Résumé Editeur :
Août 1793. Le Louvre vient d’être inauguré. Premier musée de la Nation, il est destiné à recevoir les oeuvres révolutionnaires. Pour être sûr qu¹elles seront présentes sur les murs, rien de mieux que d¹accueillir en son sein les peintres « officiels ». Ils y possèdent leur atelier. Ils cherchent une facture neuve, hardie, audacieuse, en rupture totale avec l¹art de l’Ancien Régime symbolisé par Fragonard. Il faut montrer que l¹Histoire est en marche. David, personnage politique de premier plan de la Révolution, voudrait être leur chef de file. Mais Girodet lui vole pour l’heure la notoriété. Homme de pouvoir, il va se lancer dans une révolution, lui aussi, à l’échelle de son art. A la demande de son ami Robespierre, David tente de créer le tableau le plus difficile à réaliser de sa carrière. Donner un visage à l’Etre Suprême, sorte d’incarnation de l’aspiration à la spiritualité que Robespierre veut imposer en plein milieu de la Terreur. Il n’y parviendra jamais. L’entreprise est vaine. Mais elle nous vaut un face à face entre deux acteurs majeurs de la Révolution qui se déroule à toute vitesse, en vingt très courts tableaux. Jean-Claude Carrière avait déjà magistralement abordé le sujet de la Révolution dans le film « Danton » de Wajda. Mais son regard, confronté à celui de Bernar Yslaire, renouvelle le sujet. Robespierre apparaît à la fois éclairé et perdu, tandis que David accomplit son destin : celui d’un peintre tiraillé entre devoir et art.
Un livre sur un tableau inachevé qui traverse à lui seul tous les thèmes et les débats de la Révolution Française. Une page d’Histoire revue, corrigée, interprétée, et assaisonnée comme il se doit de plumes d¹ange, qui plonge le lecteur dans les grandes questions auxquelles notre temps n’a pas davantage répondu que la Révolution Française.