Phylactu vous propose une interview en 2 parties d’Audrey Alwett : la directrice de collection de Blackberry et Strawberry, la double collection destinée aux filles de Soleil dont les 1ers albums sont à paraitre en Septembre 09. Voici la Partie 1

- Phylactu : On va commencer par une petite présentation. Les lecteurs Soleil ont pu te découvrir comme scénariste d’histoires courtes dans Lanfeust Mag, puis comme co-scénariste de Sinbad au côté d’Arleston, et maintenant te voilà directrice, à 26 ans, de la double-collection Strawberry / Blackberry. C’était un plan de carrière ?
AUDREY ALWETT : Heu… Oui et non. Le plan de carrière c’était que je voulais vivre de ma plume le plus vite possible, à la base, la BD n’était même pas au programme. Je suis entrée au Lanfeust Mag par hasard à une époque où je courrai la pige et les petits prix littéraires. J’avais lu une annonce sur un site selon laquelle le Lanfeust Mag payait 200 euros la nouvelle de 25 000 signes. À cette époque, j’avais tellement l’habitude de bosser pour des prunes que je me suis exclamée "Whaou ! C’est trop bien payé, je vais le faire !!!". J’ai écrit l’histoire d’un gnome dénommé Mignard. Philippe Monot qui faisait partie du comité de lecture m’a appelée pour me demander la suite, puis j’ai vu une lettre des lecteurs dans le mag qui en réclamait encore. Ce qui fait qu’au final, j’ai écrit 3 épisodes, mais je n’avais pas encore de pseudo. La BD c’est une aventure que j’ai d’abord démarrée en écrivant à Emilie de Pablos, l’illustratrice que le mag m’avait accolée pour ces nouvelles. Nous avons monté un projet qui n’a finalement jamais été publié dans le mag, mais la rédaction m’a encouragé à leur envoyer d’autres histoires, ce que j’ai fait.
La suite est allée très vite. Je suis allée à la soirée du Lanfeust Mag 100 à Paris le 6 juillet 2007 et les événements se sont alors enchaînés de façon spectaculaire. J’ai encore du mal à me faire à tous ces changements !
"je voulais vivre de ma plume,
à la base, la BD n’était même pas au programme"
- Phylactu : Sur le blog de la collection, tu racontes que c’est toi qui as proposé le concept de la collection Strawberry - une collection destinée aux filles à Mourad Boudjellal. Cette collection te tenait vraiment à coeur ? Elle manquait dans le monde de la bd ?
AA : Ce qui est sûr c’est que cette collection m’a beaucoup manqué à une époque. Aujourd’hui, la frustration est moins présente. Mais quand en librairie je vois des BD comme Lou [Julien Neel - Ed. Glénat] ou… (en vérité, j’ai du mal à trouver des exemples tellement le paysage éditorial est pauvre ! Peut-être Ma vie est tout à fait fascinante de Pénélope Bagieu [un blog édité par Jean-Claude Gawsewitch Editeur]), je me dis que ces BD sont super mais je voudrais pouvoir en lire d’autres, et ce n’est pas possible. Quand j’ai commencé à écrire des histoires à l’école primaire, je partais dans des délires que j’aurais aimé trouver dans des livres qui n’existaient pas. J’imagine que pour cette collection, c’est un peu pareil. Je m’y suis collée parce que personne ne l’avait fait.
| Projets de couverture pour la collection Strawberry |
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| Geek & Girly T1 (Nephyla / Rutile) |
Street Girls T1 (Sarmiento / Decrock) |
- Phylactu : Si Blackberry sera une collection assez classique sur la forme : album grand format, Strawberry sera innovante avec des albums petit format de 96 pages couleurs. Là aussi, ce format manquait ?
AA : C’est Christophe Arleston qui m’a soufflé cette idée. Au début, je voulais un format belge classique, mais il m’a dit que ça n’irait pas et que quitte à innover, autant y aller franchement. D’autant que dans les rayons des librairies aujourd’hui, on trouve de plus en plus de formats différents.
D’une manière générale, la création du format Strawberry a demandé un gros boulot. Tout le monde a apporté ses idées, ses avis… Au bout du compte, on a essayé de faire un produit sympa avec des grandes gardes et d’autres surprises. Mais heureusement que Marianne, la directrice du département fabrication chez Soleil, ne manquait pas d’idées !
"C’est Christophe Arleston qui m’a soufflé cette idée
du mini-format de Strawberry"
AA : Actuellement, il y a une vraie recherche des éditeurs pour trouver LE nouveau format qui séduira le grand public. L’album de luxe n’a pas fini d’exister, mais il est sur la pente descendante alors il faut trouver autre chose. Et puis, il est cher et par temps de crise, ce n’est pas bon. Si nous arrivons à réaliser le produit idéal, les albums Strawberry coûteront moins de 10 euros.
- Phylactu : Les auteurs aussi étaient peut-être demandeurs d’un format différent ?
AA : Quant aux auteurs, c’est vrai qu’ils ont une narration très dynamique, souvent un peu "explosée" qui est proche du manga, tout en s’en différenciant. Je trouvais donc plus sympa qu’ils puissent s’exprimer sur plein de petites pages que sur 46 grandes. ça me semblait un cadre un peu trop restreint et carré pour eux.
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Retrouvez la suite de cette interview demain à 12h30.
Strawberry / Blackberry : Interview d’Audrey Alwett - 1/2 | Phylactu…
Phylactu vous propose la 1ère partie de l’interview d’Audrey Alwett : la directrice de collection de Blackberry et Strawberry, la double collection destinée aux filles de Soleil dont les 1ers albums sont à paraitre en Septembre 09….
[...] - - - - - Audrey Alwett est également directrice des collections Strawberry / Blackberry Retrouvez l’interview sur ces nouvelles collections Girly sur Phylactu.fr [...]